TheDalmore-bouteilles

J’ai eu la chance et le plaisir de participer à une fascinante dégustation de whiskey The Dalmore à la Maison Boulud il y a quelques semaines. C’est que le célèbre restaurateur du Ritz-Carlton a collaboré avec cette historique maison des highlands écossaises pour élaborer un menu qui s’accorderait avec la collection (dont la principale, ci-dessus).

Tous les whiskeys Dalmore sont vieillis dans deux précieux types de tonneaux de bois: des fûts de bourbon en chêne blanc américain et des fûts exclusifs de sherry de chez Gonzalez Byass. Les différences d’arômes, de robe et de finition en bouche proviennent du différent nombre d’années passées dans chaque tonneau. Je vous donnerai quelques exemples plus précis en vous parlant entre autres de mes deux vintages préférés. Mais voici une brève vidéo vous expliquant un peu plus le crucial processus de maturation.

Depuis plus de 100 ans, The Dalmore a une relation spéciale avec Gonzalez Byass, bodega espagnole produisant un excellent sherry un peu au sud de Séville, en Andalousie, sans doute ma région préférée d’Espagne. Et The Dalmore est la seule distillerie au monde autorisée à utiliser ce type de fûts vieillis. Richard Paterson, le maître distillateur de la maison que vous venez d’écouter, choisit personnellement chaque fût, dans lequel un sherry exceptionnel a mûri, remplissant le bois de tout son caractère. C’est dans ces fûts que le spiritueux écossais trouve sa profonde couleur de cuivre et ses saveurs d’amande, de cannelle, de gingembre et d’agrume.

Les fûts de chêne blanc ayant servi à produire du bourbon du Kentucky confèrent au whiskey ses saveurs de vanille, d’épices, de miel et de fruits tropicaux. Il s’agit d’un bois particulièrement précieux puisqu’un arbre entier ne donnera seulement que deux barils(!)

Voici donc mes 2 Dalmore préférés dans la collection principale. Lorsque vous goûterez un bon whiskey la prochaine fois, gardez le tout en bouche un peu plus longtemps que d’ordinaire, soit une douzaine de secondes, sous la langue, au milieu de la langue, en contact avec vos papilles où qu’elles soient.

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Un whisky robuste et formidable, Le Dalmore 18 ans est le résultat d’une maturation prolongée d’où émane toute l’influence du bois. Passant d’abord 14 ans dans des fûts en chêne américain, le spiritueux est ensuite transféré dans des fûts de sherry oloroso Matusalem  de 30 ans pendant quatre années supplémentaires. C’est le Dalmore de Noël par excellence, avec ses arômes de vanille, de chocolat et d’orange et son rappel à notre palais, même longtemps après avoir été avalé, de notes de fruits confits et de café.

Le parfait ambassadeur de la marque, Jonathan Driver, un Scottish boy on ne peut plus “proper” au trop chic accent, nous a montré avec enthousiasme comment procéder pour vraiment déguster un whiskey. Voici son collègue qui vous explique aussi la meilleure façon de boire cet elixir de jouvence.

L’autre whisky qui m’a fait tourner la tête (bon c’était le 5e que je goûtais aussi, admettons-le) est le Cigar Malt. Savamment conçu pour être le parfait complément aux meilleurs des cigares, vieilli en fûts de chêne blanc et dans les tonneaux de sherry Matusalem oloroso de 30 ans, la grande différence est qu’il est ensuite également raffiné dans des barriques de Cabernet Sauvignon(!) Belle et innovante expérimentation. Je ne suis vraiment pas un grand fumeur, mais de temps en temps un bon cigare… et ici, je fais des équations Écosse+whiskey (Dalmore Cigar Malt)+golf+cigares cubains et j’ai envie qu’un de mes partners de golf se marie au plus vite car tout ça pour moi = un beau gros bachelor party de rêve que j’aimerais bien organiser! Hint hint boys. Commit and make your moves 😉

Dernière petite histoire, car trop unique pour ne pas être racontée.

L’expérience Constellation, lancée il y a 25 ans, est un autre exemple d’innovation dans une industrie où la tradition et les recettes classiques sont pourtant primordiales à la pérennité de la marque.

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Pour compléter ladite expérience Constellation, composée 21 whiskeys distillés entre 1964 et 1992 (ce dernier étant détaillé à plus de 4000$!!), beaucoup de tests on dû être accomplis. Celui dont je vous parle ici, et dont le flacon ci-dessus est le résultat, provient d’une expérience avec des fûts de porto. Le liquide qui s’y trouve n’est pas vendu sur le marché. Il fait partie de tests que la famille Mackenzie – ou le clan, comme on disait à l’époque où Colin of Kintail, chef du clan Mackenzie, a sauvé (en 1263) le roi Alexandre III d’un cerf à 12 pointes qui t’entait de l’éventrer, se méritant des terres et le droit d’utiliser l’emblème royal du 12-pointed stag dans les armoiries familiales jusqu’à ce jour – des tests que les Mackenzie, donc, effectuent depuis 1867 pour repousser les frontières de l’art du whiskey.

Beaucoup plus fort que ce que nous avons goûté d’autre ce soir-là, cet elixir a aussi fait partie de la recherche pour préparer le King Alexander III, justement. Les artisans du Dalmore ont appris grâce à lui à travailler avec le porto. Personne dans la salle n’avait goûté à cela, et notre hôte nous a garanti que nous n’y regoûterions certainement jamais à nouveau. Et le plus excité dans tout ça était Jonathan (Driver; Burnham était second) lui-même car lui non plus ne le goûte presque jamais.

Pour terminer, le voilà, notre Han Solo du whiskey, notre smuggler de ce nectar unique au monde que j’ai eu la chance de goûter avec quelques rares et chanceux collègues.

Thanks again Jonathan, old chap. Looking forward to visiting you all the way up not only in the North of the UK but in the North of Scotland! I’ll drink to that!

Jonathan

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Jonathan a eu la piqûre mode tardive, à force d’accompagner sa blonde (brune, rousse, rose) Lolitta dans ce monde en perpétuel mouvement qui lui a permis de faire de fascinantes rencontres et découvertes. Passionné d’écriture et grand amateur d’art et de culture, Jonathan signe les articles culturels du blogue. Il est aussi le chroniqueur mode et beauté masculine de Fashion Is Everywhere, et se compte bien chanceux d’être le seul gars de l’équipe, entouré de quatre extraordinaires collaboratrices. Il est aussi le réviseur et traducteur du blogue... faque s’il y a une faute, c’est de sa faute! Ah oui! Il trippe golf ;)