Cette année encore, j’ai accepté de faire équipe avec Dove afin de promouvoir leur Projet pour l’estime de soi, mais cette fois, j’ai vraiment mis la main à la pâte…

En effet, il y a quelques jours, Dove m’a envoyé le kit #HourWithHer, contenant tout le nécessaire pour engager la question de l’estime de soi avec une jeune fille de mon entourage. Comme le dit le mot-clic, l’objectif est de réaliser qu’une seule heure de notre temps peut faire une énorme différence! Directement, j’avais quelqu’un en tête, mais je devais demander à sa maman si elle acceptait que je rencontre Kara et que j’écrive sur l’expérience. À mon grand bonheur, elle a dit oui… par contre, je ne pouvais partager des photos d’elle, ce que je comprenais évidemment à 100%.

Une fois qu’on a pris rendez-vous, je vous avoue que j’ai commencé à stresser parce que je voulais être à la hauteur de la rencontre. Quand on sait que plus de la moitié des filles âgées entre 10 et 17 ans n’ont pas une bonne estime d’elles mêmes, et que 80% de ces filles vont, par exemple, s’empêcher d’exprimer leur opinion à cause de leur manque de confiance… on comprend que cette discussion n’est pas à prendre à la légère et qu’il est important d’être bien préparée. Heureusement, et c’est la beauté de cette initiative, Dove nous donne tous les outils nécessaires pour que ça se passe bien.

Avant la rencontre, Dove nous propose d’avoir réfléchi à quelques questions particulièrement importantes comme notre définition de la beauté. Si je peux être honnête, je ne suis pas parfaitement certaine de ma réponse… mais je dirais que la beauté est ce qu’on aime chez soi et ce qui vient nous chercher chez l’autre. Ça peut être physique, mais ça se émane souvent de l’intérieur. Une autre des suggestions était de penser à une situation dans laquelle on avait douté de notre beauté et comment elle avait eu un impact sur nous. Ouf, j’en ai tellement eu… mais comme Kara a 14 ans, je me suis retournée à cette époque et j’ai repensé à cette fois où j’avais demandé à ma mère une permanente pour mon anniversaire. J’étais ensuite retournée à l’école toute fière de mes nouveaux cheveux, mais en entrant dans mon cours, toute la classe avait éclaté de rire… Inutile de vous dire que ça m’avait vraiment blessée.

J’étais vraiment contente d’avoir pris le temps de penser à ces questions, parce que c’est la première chose que j’ai partagée avec Kara. Savoir que j’avais aussi eu des doutes l’a directement mis à l’aise, et elle n’a pas eu peur de me parler de son expérience personnelle… qu’elle avait vécu au début de l’année scolaire. Après avoir pris une bonne respiration, elle m’a raconté qu’elle adorait suivre plein de filles sur Instagram (je n’en connaissais aucune) et qu’elle rêvait de pouvoir faire des photos fashion comme elles. Après avoir choisi son outfit (un jean skinny, une cami et une veste kimono) et l’endroit parfait (le parc derrière chez elle), Kara avait demandé à sa meilleure amie de la prendre en photo. Une fois de retour à la maison, elle avait passé des heures à regarder les clichés, s’était risquée à poster sa préférée sur Insta, puis avait attendu… Kara a eu autant de likes que d’habitude, mais elle espérait vraiment que tout son travail allait lui en rapporter davantage! En plus, certains amis avaient fait des commentaires qu’elle n’avait pas aimé comme : « Kara fait sa Kylie », « t’es trop chaude » ou pire encore… le emoji qui pleure de rire.

En l’écoutant, je ne pouvais m’empêcher de penser à quel point nos histoires étaient similaires, sauf qu’elle ne devait pas uniquement faire face à sa classe, mais aux réseaux sociaux! Sachant comment c’est parfois encore difficile à 37 ans, je ne peux imaginer comment j’aurais géré Instagram à 14 ans!

Puisque ce sont les commentaires qui lui ont fait le plus mal, on a fait un exercice sur le pouvoir de mots. Elle m’a expliqué comment certains termes la faisaient sentir et quels mots elle aurait préféré lire. Armé de ces nouveaux adjectifs, elle m’a raconté comment elle aurait aimé vivre cette expérience et de quelle façon elle pourrait continuer de partager ses outfits sans que ça la stresse autant. Ensemble, on a aussi essayé des poses (elle était surprise que je sache comment faire parce qu’elle ne savait pas que je partageais aussi mes looks sur Instagram – ou que j’avais même un compte!) et elle a réalisé qu’elle n’aimait pas faire comme sur les photos où les filles étaient sérieuses. Elle préférait de loin les clichés ou elle riait parce que c’est comme ça qu’elle se entait la plus belle!

Je suis repartie en me sentant vraiment fière de l’avoir aidé à se sentir mieux dans sa peau, mais je pense que cette discussion a été tout aussi bénéfique pour moi, car elle m’a fait réfléchir à ce que je partage sur les réseaux sociaux. Je ne retouche pas mes photos, mais j’avoue que dernièrement, la proportion de mes images non-stagées a vraiment diminué… Et ce n’est pas le meilleur exemple pour les jeunes filles qui se comparent à ce qu’elles voient sur Instagram. J’ai d’ailleurs bien envie d’en discuter avec plusieurs amies qui sont très actives sur les réseaux sociaux, surtout les plus jeunes!

Je vous laisse en vous invitant à jeter un œil sur les ressources offertes en ligne dans Le projet Dove pour l’estime de soi. Que vous soyez un enseignant, un parent ou un mentor, vous y trouverez tout le nécessaire avoir cette importante discussion avec une jeune fille que vous aimez.

Rappelez-vous, tout ce dont vous avez besoin est une petite heure!

Lolitta xx

———-

Veuillez noter que cet article a été commandité par Dove. Les opinions exprimées sont toutefois les miennes.

Comments

comments