Le lac des cygnes du Ballet de l’Opéra de Perm

Les Grands Ballets Canadiens nous gâtent vraiment en cette année de leur 60e anniversaire! Quintessence du ballet romantique, il n’y a pas à mes yeux de ballet plus gracieux et élégant que le Lac des cygnes. Et lorsqu’il est interprété par une illustre compagnie russe, en l’occurrence ici le célèbre Ballet de l’Opéra de Perm, il ne faut simplement pas hésiter (ça vaut le coup et le coût…) à aller se faire bercer par la divine musique de Tchaïkovski et se fâcher contre l’envoûtante Odile, a.k.a. la Black Swan, qui vole son prince à la belle Odette. À voir ou revoir (moi c’est au moins mon 3e Swan Lake).

6 représentations (dont 2 samedi) jusqu’à dimanche.

Animal triste

C’est avec beaucoup d’anticipation que j’ai assisté au tout premier spectacle du nouvel Espace Danse de l’édifice Wilder qui vient compléter (enfin… presque) le visage de notre Place des Festivals. L’immeuble abritait l’ancien SONA, pour les moins jeunes comme moi qui se souviendront de quelques nuits de danse d’un autre genre, mais tout aussi primales. Pour vous dire à quel point c’est neuf, ça sentait encore la peinture pendant le puissant spectacle de Mélanie Demers, Animal triste, un toute autre objet que le classique Swan Lake.

Une mise en danse de l’évolution de l’homo sapiens et des civilisations qu’il a édifiées de façon pas toujours édifiante. Interprètes sublimes, chorégraphie poignante, et la chance de baptiser le Wilder (qui hébergera non seulement l’Agora de la danse qui présente ce premier spectacle, mais aussi Tangente, l’École de danse contemporaine de Montréal et un peu plus tard cette année, Les Grands Ballets Canadiens). Une invitation à un tel baptême, ça ne se refuse pas.

Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran

Petite soirée avec l’un des auteurs préférés de Loli, Eric-Emmanuel Schmitt. L’artiste franco-belge est seul sur scène et va toucher quelque chose de bien précis et différent, j’ai l’impression, dans chacun des spectacteurs présents. Moi, c’était l’amitié intergénérationnelle entre 2 hommes que tant de choses séparent. Moïse qui, du haut de ses 13 ans, est bel et bien devenu un homme lorsqu’il rencontre M. Ibrahim, l’épicier arabe dans la rue des Juifs, puisqu’il vient enfin de visiter les “putes de la rue du Paradis” avec succès. Mais M. Ibrahim est-il vraiment arabe, Moïse ou Momo ne deviendra-t-il pas Mohammed? Et malgré son nouveau statut d’homme, Momo a encore tant à apprendre et M. Ibrahim tant de choses à offrir, dont ce qu’il a de plus précieux: son temps, son écoute, sa sagesse… son Coran et les fleurs qu’il contient.

Ce n’est pas pour rien que l’oeuvre de Schmitt a une portée universelle et qu’elle est traduite en 43 langues (!!). Profitez-en pendant qu’il est sur nos planches.

Jusqu’au au 4 mars. Billets ici.

Dernière supplémentaire de J’accuse au Centre du théâtre d’Aujourd’hui

Un coup de coeur. Des monologues d’une richesse et d’une intensité à couper le souffle. Et des comédiennes, chacune aussi époustouflante que le texte qu’elle livre. 

Elles sont cinq. Elles ragent. Il y a la fille qui encaisse, qui vend des bas de nylon à partir de 6h30 du matin dans le sous-terrain du métro Bonaventure. Il y a la fille qui agresse, qui a eu le culot de partir sa propre PME dans un contexte économique difficile. Il y a la fille qui adule, qui est une fan inconditionnelle d’Isabelle Boulay. Il y a la fille qui intègre, qui travaille dans un CPE et qui s’efforce de prendre soin de la jeunesse du Québec de maintenant. Puis il y a la fille qui aime, qui est travailleuse autonome, qui écrit et qui dilapide beaucoup d’amour et en dirige si peu envers sa petite personne. Que des filles avec de la drive et beaucoup (trop) d’ambition. Que des filles qui s’expriment par instinct de survie.

Dernière supplémentaire juste pour vous samedi.

Photo : Ulysse del Drago

Le Cinéma du Parc en mode Oscars

Après nous avoir proposé plusieurs films en lice pour la statuette dorée, et encore ce weekend nous faire le beau cadeau de projeter les courts métrage d’animation et de fiction qu’on n’a pas souvent la chance de voir mais qu’on se promet souvent qu’on va retrouver et visionner, le Cinéma du Parc, Fidèle à ses habitude, présentera GRATUITEMENT la 89e soirée des Oscars en direct! Deux salles seront consacrées à la retransmission de la cérémonie pour l’occasion.

Que ce soit pour admirer les tenues du tapis rouge, pour assister à la première animation de Jimmy Kimmel, connaître les gagnants dans une ambiance festive et survoltée ou pour profiter des divers tirages et concours organisés lors des pauses publicitaires exclusivement pour le public présent sur place, la projection est une occasion en or de passer une magnifique soirée ce dimanche 26 février, avec popcorns et autant d’amis que vous le voulez et qui ne fitteraient pas dans votre salon. Arrivez tôt, par contre, car il n’y aura pas de réservation. Premiers arrivés, premiers servis! Dimanche 19h pour la Cérémonie, puis samedi et dimanche 12h15 (Animation) et 14h05 (Fiction).

Cinéma du Parc, 3575 avenue du Parc

Bon weekend à tous! Et à bientôt pour une plus longue liste de mes suggestions sorties du mois de mars (elles sont nombreuses)!

Joe

Comments

comments

Article précédentLes 10 plus belles robes des 5 dernières années aux Oscars
Article suivantTBT: Grace Kelly x Oscars x 1955
Jonathan a eu la piqûre mode tardive, à force d’accompagner sa blonde (brune, rousse, rose) Lolitta dans ce monde en perpétuel mouvement qui lui a permis de faire de fascinantes rencontres et découvertes. Passionné d’écriture et grand amateur d’art et de culture, Jonathan signe les articles culturels du blogue. Il est aussi le chroniqueur mode et beauté masculine de Fashion Is Everywhere, et se compte bien chanceux d’être le seul gars de l’équipe, entouré de quatre extraordinaires collaboratrices. Il est aussi le réviseur et traducteur du blogue... faque s’il y a une faute, c’est de sa faute! Ah oui! Il trippe golf ;)