L’an dernier, le Festival du nouveau cinéma me donnait une des meilleures expériences cinématographiques de ma vie avec l’hypersensuel Mademoiselle. Cette année j’y ai vu l’un des évènements hollywoodiens les plus attendus de 2017 à la première de Blade Runner 2049, que Denis Villeneuve a décidé d’offrir à sa ville et au FNC qu’il affectionne tant.

Blade Runner 2049, de Denis Villeneuve

Maintenant en salle, je ne saurais assez insister pour que vous voyiez cette merveille. Un peu long, mais je ne me suis pas ennuyé une seule minute. Petit conseil, revoyez l’original de Ridley Scott si vous ne l’avez pas vu récemment ou si vous ne connaissez pas ce film culte par coeur comme certains. C’est ce que j’ai fait et ça m’a d’autant plus aidé à apprécier la suite. Et puisque je suis ici pour vous faire des recommandations FNC, n’hésitez pas à aller voir ou revoir ce classique québécois, l’un des tout premiers de Villeneuve: Un 32 août sur terre, qui sera projeté ce dimanche 15 octobre (dernier jour du Festival), à 15h au Cinéma Quartier Latin.

Holy Air, de Shady Srour

Deux représentations de cette comédie israélienne en compétition officielle pour l’obtention de la Louve d’Or. La première ce jeudi soir (21h au Quartier Latin) en présence  du réalisateur et acteur principal, Shady Srour, ainsi que de sa femme dans le film, l’actrice française Laëtitia Eïdo. Il s’agit de l’histoire d’un futur père de famille, arabe israélien chrétien vivant à Nazareth (tu parles d’un beau ramassis d’identités), qui décide de vendre à des touristes religieux de « l’air béni » qu’il encapsule dans des fioles tout simplement. Récit sur l’instinct de survie et les rapports entre idéologies, Holy Air capte avec finesse, beauté et satire l’absurdité de la comédie humaine. J’ai bien hâte de voir ça.

Et petit inside entre nous, après la première on ira sans doute boire des verres et discuter avec les acteurs au QG du FNC, où aura lieu un bal masqué (il y a aussi un petit bar plus tranquille pour s’entendre parler).

La petite fille qui aimait trop les allumettes, de Simon Lavoie

Après avoir obtenu une mention spéciale au TIFF le mois dernier, cette adaptation du célèbre roman de Gaétan Soucy par l’un de nos jeunes cinéastes québécois les plus doués est très attendue, et rassurez-vous, si vous ne pouvez pas la voir ce vendredi 13 à 13h au Cinéma du Parc, j’ai confiance qu’un de nos cinémas de répertoire, le Parc ou le Beaubien, justement, le mettront à l’affiche sous peu.

Bobbi Jene, d’Elvira Lind

Primé 3 fois à Tribeca, dont Meilleur documentaire, ce film raconte une partie récente de la vie de la danseuse et chorégraphe américaine Bobbi Jene Smith, celle où elle décide de quitter la célèbre Batsheva Dance Company et le statut de star qu’elle y occupait, pour aller créer ses propres chorégraphies.

Je l’ai vue danser à Tel Aviv l’an dernier et croyez-moi, elle ne laisse personne indifférent par sa passion, sa liberté et sa sexualité. Vous vous souvenez peut-être de mon coup de coeur pour Mr. Gaga, le documentaire sur son mentor (et ex-amant), Ohad Naharin, de la Batsheva justement. Plusieurs d’entre vous m’avez dit avoir été aussi marqués que moi. Eh bien je m’attends à un merveilleux complément (qui se tient absolument tout seul, comprenez-moi bien) à Mr. Gaga (le plus grand succès documentaire israélien ever). Joignez-vous à moi dimanche, 17h au Cinéma du Parc. C’est l’un des deux documentaires à ne pas rater ce weekend.

Le vénérable W. de Barbet Schroeder

L’autre est Le vénérable W., un documentaire brûlant d’actualité qui s’interroge, à juste titre, sur les racines du Mal. En l’occurrence on parle du Myanmar et de bouddhisme, religion ou philosophie de tolérance s’il en est une… eh bien détrompez-vous. La religion et la philosophie sont ce qu’en font l’homme. La Bête qu’est la haine est bien en vie et corrompt partout. Ici, elle s’en prend furieusement à la minorité musulmane, et ça fait froid dans le dos. Samedi 14 octobre à 21h15 au Quartier Latin.

Les Affamés, de Robin Aubert

Avec Marc-André Grondin. Une autre perle dans l’une de mes catégories préférées au Festival du nouveau cinéma: Temps Ø ou la horde sauvage des films de ce festival déjà splendidement wild. Le Québec a enfin son film de zombies. Un vrai ! Intelligemment angoissant, bizarrement drôle et avec Marc-Andreé Grondin. Meilleur long métrage canadien au TIFF.

The Killing of a Sacred Deer, de Yorgos Lanthimos

Meilleur scénario cette année à Cannes et nous provenant de l’esprit si original de Yorgos Lanthimos, réalisateur de l’excellent The Lobster. Encore une fois, Colin Farrel se joint au casting, cette fois-ci aux côtés de Nicole Kidman (récemment récompensée pour son rôle extrêmement sensible dans Big Little Lies sur HBO, que je vous recommande vivement en passant). Il s’agit du dernier film que présente à l’Impérial le FNC en cette 46e édition. Dimanche 15 octobre à 20h. L’an dernier, c’est à cette toute dernière séance dans la belle salle de la rue Bleury que j’étais frappé de plein fouet par Mademoiselle (ou The Handmaiden) et le film était plus que complet (j’avais même dû me faufiler). J’ai l’impression qu’on s’enligne pour un scénario semblable. Achetez vite vos billets les amis! 

Au plaisir de vous croiser à ce grand festival qu’est devenu le bébé de Claude Chamberlan, fondateur du plus ancien festival de film au Canada, soit dit en passant. Claude qu’on remercie et félicite alors qu’il promet de prendre sa retraite de la direction de la programmation cette année… il tiendra peut-être promesse cette fois, même s’il a plein d’autres beaux projets trippants en tête. On a hâte de voir ça, boss!

Joe -xx-

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Jonathan a eu la piqûre mode tardive, à force d’accompagner sa blonde (brune, rousse, rose) Lolitta dans ce monde en perpétuel mouvement qui lui a permis de faire de fascinantes rencontres et découvertes. Passionné d’écriture et grand amateur d’art et de culture, Jonathan signe les articles culturels du blogue. Il est aussi le chroniqueur mode et beauté masculine de Fashion Is Everywhere, et se compte bien chanceux d’être le seul gars de l’équipe, entouré de quatre extraordinaires collaboratrices. Il est aussi le réviseur et traducteur du blogue... faque s’il y a une faute, c’est de sa faute! Ah oui! Il trippe golf ;)